Biographie de Rossini
Gioacchino Rossini profite d'un contexte familial bercé dans la musique, avec deux parents musiciens. Rossini fait preuve d'une grande précocité tant pour jouer de divers instruments que pour composer. Cependant, les dons uniques de l'enfant n'étaient pas tout de suite reconnus. Jusqu'à 12 ans c'est un apprenti charcutier ce qui l'empêche de donner libre cours à ses talents. Il composera tout de même des sonates à quatre puis un opéra Demetrio e Polibio, ce qui convaincra ses parents de lui donner une formation musicale. Il étudie avec Mozart et Haydn avec beaucoup d'enthousiasme. A 18 ans, il donne à Venise un opéra bouffe La Cambiale di matrimonio, qui fait grande impression, mais c'est surtout à 21 ans avec son opéra Tancrède qu'il connaît la gloire, à Venise toujours, puis avec L'Italienne à Paris peu de temps après. Dès lors, Rossini est appelé à Naples où il bénéficie d'une troupe de chanteurs très renommée. En 1822, il épousera une des chanteuses Isabel Colbran. Rossini continue à écrire avec une facilié surprenante, et entre 1813 et 1823, il voyagera partout à l'intérieur des terres romaines en acceptant toutes les offres qu'on lui propose. Ainsi c'est Stehdhal qui le nomme « Le Napoléon de la musique ». Au fil des années, Rossini multiplie les opéras : Elisabeth, reine d'Angleterre en 1815, Otello et Le Barbier de Seville en 1816. Ce dernier, un chef-d'oeuvre composé en seulement 13 jours (!), connaît toutefois un échec à la première représentation de Rome, mais connaît la gloire dès la deuxième. L'année 1817 est celle où Rossini compose deux comédies sentimentales Cendrillon et La Pie voleuse. Viendront les années suivantes Moïse (1818) puis La Donna del lago (1819).
Rossini arrive à Vienne en 1822 où il accueilli avec enthousiasme, puis il partira à Londres avant de s'installer à Paris. Il y sera nommé directeur du Théâtre-Italien, et continuera à multiplier les opéras avec Le Siège de Corinthe en 1826, son Moïse profondément remanié en 1827, Le Comte Ory en 1828 puis son grand opéra historique Guillaume Tell en 1829. A partir de cette date, Rossini décide de se retirer des scènes lyriques, mais personne ne comprend au départ les raisons de ce silence. Ce n'était certainement pas l'echec de Guillaume Tell qui depassa les 600 représentations (!). Saint-Saëns affirma que « Rossini s'est tu parce qu'il n'avait plus rien à dire », mais la vérité était qu'il n'avait plus de public, celui-ci désinteressé par l'opéra classique au profit de l'opéra romantique avec notamment Verdi et Wagner. Rossini l'avait bien compris, sa musique était dépassée, et il retourna en Italie quelque peu dépressif et épousera Olympe Pélissier qui le soigne, en 1845, s'étant séparé d'Isabel Colbran. Rossini se mettra à composer quelques pièces religieuses dont le magnifique Stabat Mater. Il retournera à Paris en 1855 se sentant rétabli et rencontrera les musiciens et chanteurs de la nouvelle génération. Il composera Les Péchés de vieillesse et pas moins de 200 pièces pour piano avec des titres quelques peu cocasses comme Mon prélude hygiénique du matin, Un petit train de plasir, Ouf les petits pois avant d'écrire une Petite Messe solenelle en 1863.
Son heure arrivera durant l'année 1868.
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