Biographie de Richard Strauss (1/3)
Fils d'un musicien de grande qualité, Richard est né le 11 juin 1864, dans une famille assez aisée et des circonstances heureuses qui facilitent son accession au monde musical. On remarque son talent pour la musique dès son plus jeune âge et il jouit du soutien et des encouragements de son entourage. Il reçoit une formation musicale solide et rigoureuse de la part de F- W Meyer (harmonie, contrepoint et fugue), et se fait vite séduire par la musique de Wagner. Il assistera au festival de Bayreuth pendant l'été 1882.
Ses débuts comme compositeurs sont faciles et bien acceptés par le public, comme sa Marche de fête, sa Symphonie en ré mineur, son Quatuor op.2, ou sa Sonate op.5, tous fortement marqués par le romantisme allemand, rien de plus surprenant. Il reçoit l'admiration du célèbre pianiste et chef d'orchestre de l'époque Hans von Bülow qui lui propose d'être son assistant à Meiningen, ce qui marquera les débuts de Strauss dans la direction d'orchestre et dont il tirera de riches enseignements. Après Meiningen il obtiendra tour à tour de nouveau postes à Munich et Weimar, puis Berlin, et il se fera à la fois acteur et témoin de l'institutionnalisation progressive du chef d'orchestre (dont Mahler y est pour beaucoup aussi). Comme compositeur, Strauss s'affirme dans deux genres musicaux particuliers et propres au romantisme germanique tardif : le lied pour orchestre et le poème symphonique. Outre l'influence de Liszt et de Wagner, l'homme qui guide Strauss sur ce terrain novateur est Alexandre Ritter, premier violon de l'orchestre de Meiningen. L'idée principale et révolutionnaire c'est d'abandonner les formes classiques et rigides de la musique pure (sonate, symphonie) pour que de nouvelles formes et structures naissent d'une inspiration extramusicale, en l'occurrence naturelle, littéraire ou philosophique. Strauss applique avec grand talent ce nouveau concept dans ses poèmes symphoniques Aus Italien (1886), Don Juan (1888), Mort et Transfiguration (1889), puis Till Eulenspiegel (1894), Ainsi parlait Zarathoustra (1895) [avec sa grandiose ouverture culte utilisée entre autres dans le " 2001 " de Kubrick], Don Quichotte (1897), Une vie de Héros (1898). Parallèlement à toutes ces œuvres imposantes, Strauss s'est aussi génialement illustré dans le domaine du lied.
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